26-07-2010 - Presse
Servette ne pouvait pas rêver d’un meilleur début de saison (TG)
Daniel Visentini - 26.07.2010 - Tribune de Genève A Vaduz, les Grenat marquent dès la 2e minute et continuent sur leur lancée. Un départ en fanfare, qu’il faudra bien sûr confirmer.
Le voyage en Principauté se voulait un test grandeur nature. Pour ce Servette qui a ouvertement annoncé la couleur en briguant la promotion – comme Vaduz d’ailleurs – le périple s’est conclu dans la liesse.
Il ne faut pas s’emballer, bien sûr: réussir un très bon début de saison pour asseoir ses ambitions ne se résume pas à une première victoire, fût-elle obtenue au Rheinpark. Il en faudra d’autres pour confirmer. Mais après une telle performance, les Grenat auraient tort de bouder leur plaisir.
Après tout, si des interrogations légitimes présidaient à cette reprise du championnat, les Genevois ont immédiatement apporté des réponses cinglantes. Et sans tarder: après 90 secondes de jeu, Rüfli avait déjà ajusté la tête de De Azevedo au deuxième poteau pour une ouverture du score qui jetait un froid dans le bucolique stade liechtensteinois. Dix minutes plus tard, c’était au tour d’Eudis, lancé par Schneider, de mystifier Denicola avec un contrôle lobé, juste avant d’ajuster Faivre.
La joie de Majid Pishyar
En famille dans la tribune principale, le président Majid Pishyar avait le sourire. Lui non plus ne boudait pas son plaisir. L’homme a très clairement annoncé que Servette serait promu cette saison, que cela ne faisait aucun doute: après un tel début de match, une telle entame de saison, il ne pouvait que savourer.
A la pause, après une troisième réussite signée Eudis (parti à la limite du hors-jeu avant de crocheter et de frapper au premier poteau), le président Pishyar a même déménagé pour communier avec la forte délégation des supporters grenat présents. Bref, Servette était en joie et n’allait pas déchanter.
Bien sûr, après la pause, c’est Vaduz qui avait à cœur de réagir. Les Servettiens bouclaient les espaces. Un penalty généreusement accordé laissait à Merenda l’opportunité de sauver l’honneur, avant un ultime but grenat, histoire de sceller le score dans les arrêts de jeu: un solo de Nater face à une défense dégarnie. Largement suffisant pour récolter trois premiers points mérités.
La patte d’Alves
Car Servette a d’emblée joué en équipe. La réussite a été au rendez-vous, les Grenat feraient bien de ne pas l’oublier. Deux actions, deux buts: carton plein pour les dix premières minutes. Vaduz aura eu l’occasion de revenir à 2-1 lorsque Colocci touchait le poteau.
Mais pour le reste, c’est le souci du jeu qui a fait la différence. La patte d’Alves, dans son traditionnel 4-2-3-1. C’est aussi toute l’importance d’avoir un buteur efficace en haut de cette pyramide. Eudis n’est pas encore à 100% (pubalgie et souci au péroné), mais le buteur brésilien a répondu présent avec brio.
En défense centrale, le duo Mendes-Baumann n’a jamais été pris en défaut. Très solide aux côtés de Pizzinat, Nater a répondu présent. Schlauri a eu un peu plus de peine en fin de première période sur la gauche.
Servette a donc remporté brillamment son premier match. C’est autant de confiance qui gonfle déjà les torses grenat avant d’accueillir Bienne et Nyon. C’est surtout une immense chance à saisir pour réaliser un début de saison parfait, ce qui a si souvent manqué aux Genevois ces dernières saisons!
DANIEL VISENTINI
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Alves ne s’emballe pas
Joao Alves n’est pas homme à voir la mariée plus belle qu’elle n’est. Quand son président assure que «son» Servette est la meilleure équipe de la ligue et promet déjà la promotion, il botte en touche.
Alors, quelques minutes seulement après le premier succès de la saison, il restait d’un calme olympien: «Ce ne sont que trois points, tempérait l’entraîneur. Nous n’avons joué qu’un match. Il faut rester humble et reproduire ces performances match après match. En jouant en équipe. Vous avez vu? Au départ, j’ai placé sept joueurs qui étaient déjà présents la saison passée. Justement pour encourager une performance collective.»
Oui, on a vu. On a vu notamment Eudis, qui était justement sur le terrain dès l’entame du match, en dépit d’un retard dans sa préparation. «Mais finalement, tout s’est bien passé, expliquait le buteur brésilien. Ce succès donne confiance à toute l’équipe, c’est bien. On doit maintenant profiter des deux matches à domicile pour continuer sur notre lancée. C’est important quand on veut viser la Super League.»
Le mot de la fin est pour Majid Pishyar, un président heureux, qui a regagné Genève le cœur léger: «Je sentais que nous allions gagner à Vaduz, s’amusait-il. C’est pour cela que je suis venu, pour célébrer la victoire avec l’équipe. J’aimerais maintenant que tous les Genevois croient en nous.»
Le premier message de Servette est clair: une victoire, de l’efficacité, de la solidité. C’est bien de placer d’emblée la barre assez haut. C’est contre Bienne, samedi prochain à 19 heures, qu’il faudra reproduire cette belle prestation.
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